Le nouveau Programme de Développement Local (PDL), mené par la Ville de Cholet en partenariat avec SOS Sahel International France en faveur de Sao-Boussé, vient d’être reconnu par le Ministère des Affaires Etrangères.A la clé, une subvention de 91 500 €, répartie sur trois années jusqu’en 2008, soit l’équivalent de 29 % du budget global estimé à 311 654 €. Seules trois collectivités locales françaises, dont Cholet, vont bénéficier sur cette période d’un financement du ministère dans le cadre d’un PDL. Ce choix confirme donc la qualité et les résultats du travail engagé par Cholet en Afrique depuis six ans.
"Il faut d’ailleurs préciser", souligne Marie-Christine Pelletier, Adjoint au Maire en charge des Relations internationales, "que depuis 1995, parmi les nombreuses demandes de financement instruites par le service Europe et International au titre des actions de coopération menées par la Ville, une seule à ce jour n’a pas connu d'issue favorable.
La part de la Ville, dans le budget global de ce nouveau PDL, est de 44 %, soit 136 995 €. Celle de notre partenaire, SOS Sahel, de 25 %, la nouvelle commune rurale de Boussé devant désormais prendre à sa charge 2 à 3 % des montants engagés. Nous étudions par ailleurs la possibilité de faire intervenir des sponsors privés type entreprises", ajoute l’élue.
De 4 500 bénéficiaires en 2000 (soit les habitants du village de Sao), les actions du PDL profitent aujourd’hui à plus de 40 000 personnes, soit 16 villages (y compris Sao), une commune urbaine, Boussé, et ses cinq arrondissements.
Le nouveau PDL se fixe quatre priorités :
Il prévoit également de maintenir l’aide apportée au Centre de Réalimentation et d’Education Nutritionnelle (CREN), créé en novembre 2005 sous l’impulsion du docteur Jean Lelong, Adjoint au Maire de Cholet, et de son confrère burkinabé le docteur Seydou Ouedraogo. Le CREN est installé dans le Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) de Sao, aménagé lors du précédent PDL.
"Ses missions sont curatives. Un suivi médical des enfants souffrant de malnutrition est assuré pour cela. Mais, elles sont aussi éducatives, puisqu’il s’agit d’apprendre aux mamans à nourrir correctement leurs enfants, à partir des produits dont elles disposent localement comme le mil, le sorgho et l’arachide", explique Jean Lelong. En un an, les actions du CREN créé à Sao, ont déjà permis de sauver une vingtaine d'enfants. 18 enfants et leurs mères y sont actuellement accueillis. A terme, il doit pouvoir fonctionner en autonomie si chacun des habitants-producteurs transmet un petit pourcentage des récoltes de sa parcelle.