Le Musée du Textile lance un cycle sur la mode enfantine. Le premier rendez-vous est consacré au créateur choletais Jean-Pierre Bretaudeau, qui a marqué la mode enfantine dans les années 80 avec sa marque Trotinette. Une exposition truffée d’humour, présentée du 18 novembre au 18 février 2006.Le Musée du Textile lance un cycle sur la mode enfantine. Le premier rendez-vous est consacré au créateur choletais Jean-Pierre Bretaudeau, qui a marqué la mode enfantine dans les années 80 avec sa marque Trotinette. Une exposition truffée d’humour, présentée du 18 novembre au 18 février 2006.
Impertinente et originale, la marque proposera de 1980 à 1992, des vêtements haut de gamme pour enfant, entre jouets, gags et presque déguisements. “Il s’agissait de vrais vêtements pour autant, chauds et solides. Pas des panoplies”, insiste le créateur. “Inventives dans leur coupe, leur conception et dans les matières utilisées, ces tenues réalisées dans les règles du prêt-à-porter haut de gamme ont inversé les codes à cette époque et marqué la mode enfantine de recherches stylistiques qui, jusqu’alors, ne la touchaient pas”, note Aude Le Guennec, responsable du Musée du Textile.
“Il était une fois la Révolution”, “Anar’ de vivre”, “La vie duraille”, “Les révolutionn’arts”… autant de thèmes choisis pour présenter 80 tenues aux noms drôles et évocateurs comme “Papa est en tôle”, “Murmure de Berlin”, “Le Roi des cons”, “Trot’ski”, “Salut ma poule”, “Goldorak” ou encore “Sissi”. “Nous avons privilégié des sujets transversaux pour montrer l’univers délirant imaginé par Jean-Pierre Bretaudeau, plutôt qu’une simple présentation chronologique des collections”, explique Aude Le Guennec.
“Systématiquement, nous faisions référence à des faits marquants de l’actualité (la chute du mur de Berlin, les manifestations de la place Tien an Men...) et rendions hommage à un peintre ou un écrivain. Aujourd’hui, nombreux sont les sujets d’actualité que nous pourrions encore détourner. Certains de ces vêtements pourraient d’ailleurs être replacés dans un autre contexte. “Salut ma poule” pour la grippe aviaire, “Papa est en tôle” pour la condition des détenus en France.”
“Il faut préciser que le succès qu’à connu Trotinette est intimement lié à une époque. Les années 80 étaient véritablement débridées. On pouvait se permettre beaucoup plus d’excentricité qu’aujourd’hui, c’est un fait ! Des personnages insolents comme Coluche donnaient le ton.”
80% de la production étaient vendus à l’international, dans les grandes villes : Paris, Berlin, Los Angeles… Certaines pièces, toutes produites dans le Choletais, ont été réalisées jusqu’à 12 000 exemplaires ! Puis, vint le temps des délocalisations, permettant à d’autres marques de prendre le relais en proposant des vêtements BCBG à bas prix.
“C’est pourquoi nous avons voulu engager ce cycle par la rétrospective d’une création contemporaine, pour garder la trace de choses récentes, dès maintenant”, conclut
Aude Le Guennec.
Dans un second temps, à l’automne 2006, le Musée du Textile dévoilera le fonds “Chomette”, acheté par la Ville en avril 2004, à un commerçant stéphanois qui avait conservé intacts tous les invendus de vêtements d’enfant proposés dans sa boutique entre 1902 et 1960.
Visite guidée : vendredi 2 décembre à 15h.
Tarif : 1,65 € (gratuit pour les scolaires, étudiants, enseignants et les titulaires du Passeport Inter-Musées).
Renseignements :
Musée du Textile au 02 41 75 25 40
| Septembre 2010 | ||||||
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